Cellules souches Recherche

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Des cellules souches pour traiter le cancer du cerveau

Le laboratoire STIM de le l’Université de Poitiers mène des travaux de recherche sur la compréhension du développement des cellules souches des neurones dans le but d’aboutir à une prise en charge des cancers du cerveau

Il est encore trop tôt pour parler d’espoir pour les personnes souffrant de cancer du cerveau, mais les travaux de recherche menés sur les cellules souches du cerveau au sein du laboratoire STIM (Signalisation et Transports Ioniques Membranaires) de l’Université de Poitiers – CNRS ERL 7368, avancent des pions pour une future prise en charge de ces maladies. Objectif : comprendre le fonctionnement des cellules souches neurales afin de les exploiter pour délivrer des molécules thérapeutiques au niveau des cellules cancéreuses. Le cancer visé est plus particulièrement le gliome. Il touche près de 3000 personnes par an, pour laquelle la chirurgie est quasi impossible et dont la durée de survie n’excède pas 18 mois.
« Depuis la fin des années 1990, il est établi que le cerveau, comme dans l’organisme, contient des cellules souches, dîtes neurales, qui prolifèrent et produisent de nouveaux neurones tout au long de la vie, explique Valérie Coronas, responsable du laboratoire. L’apparition de certains cancers proviendrait de cellules neurales mutées. Les recherches que nous menons visent à élucider les mécanismes contrôlant l’activité des cellules souches en comparant celles saines aux cancéreuses. »
Le laboratoire se focalise tout particulièrement sur les canaux calciques pour lesquels il a une reconnaissance internationale dans ce domaine. « Il s’agit de molécules capables d’intégrer les différents signaux extra-cellulaires. En comparant donc les cellules souches neurales saines à celles des tumeurs cérébrales, le but est d’appréhender leur implication dans la régulation de l’activité de cellules souches neurales saines. Pour faire simple : quels messages transmis modifient les cellules saines en cellules cancéreuses. Et à partir de là, comment modifier le message pour éviter la croissance des cellules cancéreuses », précise Valérie Coronas. Les études sont menées à la fois sur des souris et sur des cellules humaines (cellules mises en culture après prélèvement sur des morceaux de tumeur). L’équipe, qui compte cinq chercheurs, a d’ores et déjà identifié plusieurs facteurs produits par le cerveau qui contrôlent les cellules souches neurales aussi bien en terme de prolifération que de régulation de nouveaux neurones.

Info en +
Ce programme de recherche, démarré il y a deux ans, mené en collaboration avec une équipe de Nantes est soutenu par la Ligue Contre le Cancer du Grand Ouest, ainsi que par le CNRS, l’Université de Poitiers et la Région Poitou-Charentes. Il s’inscrit dans les thématiques des réseaux de Cancéropôle ainsi que dans celles du groupe de recherche 3697 Micronit du CNRS.

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