Etudier en Charente et Charente-Maritime

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Rédaction du supplément formation 2016 pour le compte du journal Sud Ouest

Exemple d’article paru :

« L’hôtellerie-restauration ne connaît pas la crise »

Du CAP aux études supérieures, l’hôtellerie-restauration offre une palette de formations qui débouchent sur des métiers porteurs. Un secteur qui reste toutefois exigeant.

Poids-lourd de l’économie, l’hôtellerie-restauration est un des rares secteurs porteurs d’emplois en France. Il y aurait dans l’hexagone près de 50 000 postes non pourvus. Une tendance qui ne se dément pas au niveau local, bien au contraire : « Les projets de recrutement en Charente-Maritime et Charente seraient de plus de 1000 emplois, souligne Stéphanie Leclerre, présidente de l’Union des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) de Charente-Maritime. Nous ne connaissons pas la crise mais nous peinons à trouver des candidats qualifiés. J’insiste sur ce dernier mot car ce sont des métiers qui ne s’improvisent pas. »
Pas par défaut
Les raisons de ce manque d’attractivité ? « Nous souffrons d’une mauvaise image : conditions de travail difficiles, un rythme intense, une vie décalée. Je ne nie pas qu’il y ait une certaine pénibilité mais pas plus que dans d’autres professions et des efforts importants ont été faits. Nombreux établissements travaillent sur un rythme de 35 heures, le SMIC horaire a été revalorisé, il y a une majoration des heures supplémentaires, sans oublier les pourboires, qui dans certains établissements sont loin d’être négligeables. Ce sont des métiers très enrichissants où l’on fait des belles rencontres où l’on peut créer, s’épanouir. »
Le secteur reste toutefois exigeant. On ne vient pas ici par hasard ou par défaut il faut une réelle motivation et la personnalité joue un rôle majeur : « dynamisme, enthousiasme, résistance physique et disponibilité sont des atouts indéniables », souligne Jean-François Ferron, chef d’établissement du lycée St-Joseph de l’Amandier en Charente. Des exigences qui ont une contrepartie. « En effet, les évolutions professionnelles sont importantes et pas seulement dans les secteurs traditionnels de l’hôtellerie-restauration. De plus en plus de jeunes sont amenés à travailler pour l’hôtellerie de plein air, dans la restauration collective ou dans l’événementiel. » Un contexte que confirme Cyrille Jeannes, proviseur du lycée hôtelier de La Rochelle : « Au bout de 5 ans, seuls 30 % restent dans le coeur du métier. On en retrouve beaucoup dans le secteur de l’agroalimentaire ou dans le commercial. »
En terme de besoins, le secteur ratisse large. Ils portent à la fois sur du personnel peu qualifié et sur une main-d’oeuvre spécialisée sortie des grandes écoles. « Les métiers de service, de la cuisine, chef cuisinier, second et commis de cuisine sont en France dans le top 15 de ceux les plus recherchés », précise la présidente de l’UMIH. Les études courtes de niveau CAP permettent d’accéder à des postes tels que commis de cuisine, serveur, femme de chambre, etc. D’autres fonctions requièrent des savoir-faire plus poussés où les niveaux BP et BTS sont appréciés : second de partie, chef ou encore manager. Et l’apprentissage constitue la voie royale pour accéder aux différents métiers.
Un panel large de formations
La Charente-Maritime et la Charente offre un panel large de formations au sein d’un réseau de structures capables de répondre à toutes les attentes que ce soit au sein des lycées hôteliers, des Campus des Métiers des CFA ou dans des structures de l’enseignement supérieur comme l’Université de La Rochelle ou Sup de Co. L’université a d’ailleurs ouvert cette année en partenariat avec le lycée hôtelier une licence pro Achats et innovation en production culinaire. Quant à Sup de co, elle propose un bachelor Hospitality (managers de l’hôtellerie) ou encore une spécialisation Management de restaurant en lien avec la prestigieuse école parisienne Ferrandi.
Des formations qui s’efforcent de coller au plus près des attentes des professionnels. « Les métiers évoluent, aussi plusieurs formations ont ou vont subir des rénovations : En BTS, les techniques de services à table, les découpes qui se faisaient beaucoup à une époque seront moins présentes, souligne Cyrille Jeannes. Le CAP va aussi s’adapter aux nouvelles façons de cuisiner : utilisation de l’induction, des fours vapeurs… » A contrario, le bac technologique a été réformé en mettant plus l’accent sur les matières générales « pour favoriser les poursuites d’études autres qu’en hôtellerie-restauration », déplore celui-ci.
Autre intérêt de ces formations : les opportunités à l’international. « Ceux qui souhaitent travailler à l’étranger n’ont aucun souci, le savoir-faire français acquis dans nos centres de formation reste une référence. D’où l’importance d’une bonne maîtrise des langues, au moins de l’anglais. Pour ce faire, nous offrons, par exemple, dans le cadre du programme Eramsus+, l’opportunité à nos élèves de vivre une expérience dans plusieurs pays européens » conclut le chef d’établissement du Lycée Saint-Joseph de l’Amandier.

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