Portraits de sportifs, aventuriers…

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Rhum Solitaire, Rhum Solidaire
Une Route du Rhum pas comme les autres

Pour tous marins, la Route du Rhum est un événement incontournable, un Graal, comme l’Everest pour un alpiniste. Après plus de 30 années à naviguer sur les mers du globe et plusieurs courses transatlantiques à son actif, Christophe Souchaud, habitant de Buxerolles, ne pouvait passer à côté de cet événement.
Mais alors que le 2 novembre, à Saint-Malo, tous les concurrents prendront le départ de la course, Christophe Souchaud, lui, s’élancera avec son monocoque pour un projet encore plus ambitieux que de relier la cité des Corsaires à la Guadeloupe : faire le retour de la Guadeloupe à l’île d’Aix avec plusieurs personnes en situation de handicap de l’Association Sportive et Sociale des Handicapés et Adhérents Valides (ASSHAV). Ainsi est né «Rhum Solitaire, Rhum Solidaire.» Mais il prévient, « Ce ne sera pas une croisière ». Pour être tout à fait précis, Rhum Solidaire a démarré dès le mois d’octobre. « J’embarque plusieurs personnes de l’ASSHAV pour relier en 10 escales, l’île d’Aix à Saint-Malo. » Ils seront donc une quarantaine à faire office de coéquipier au skipper buxerollois.
D’aucuns pourraient le taxer de profiter du handicap pour récolter de l’argent. Cette simple idée, le fait sourire car il n’a rien à prouver de ce côté. Cela fait plusieurs années que bénévolement, il offre la possibilité à des personnes en situation de handicap de découvrir les plaisirs de la voile. « Pour être franc, ça aurait été beaucoup plus simple pour moi d’être seul. Mais au-delà du défi sportif, je voulais que ce soit aussi une aventure humaine. »
S’il s’est engagé dans ce projet, c’est que ce quinqua était arrivé à un tournant de sa vie. Usé par son travail d’entrepreneur dans le bâtiment, il a cessé son activité « Cette course, c’était maintenant ou jamais. »
Il a conscience que ce sera compliqué d’atteindre le podium, mais ce qui l’importe avant tout est de pouvoir boucler l’aller-retour sans encombre : « Il y a beaucoup de personnes qui comptent sur moi, ça met encore plus la pression. » Côté budget il n’a pas encore bouclé l’enveloppe mais il heureux de voir la chaîne de solidarité qui est né autour du projet. « Plusieurs sponsors me suivent dans l’aventure et nombreuses personnes ont fait des dons sur la plateforme participative. »
Si vous souhaitez vous aussi faire un don, aussi minime qu’il soit, vous pouvez vous rendre sur son site : http://www.rhumsolidaire.com. A souligner : cette participation permettra, entre autre, à l’association Rhum Solitaire Rhum Solidaire, d’acheter une potence, qui sera installée à l’île d’Aix, pour favoriser la navigation des personnes à mobilité réduite.

Pour plus d’infos et suivre la progression du bateau : http://www.rhumsolidaire.com

Légende : Christophe Souchaud devrait mettre 25 jours pour arriver à la Guadeloupe. Le retour à l’île d’Aix est prévu fin mars.

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Le « petit tour » de Paul Pichot

« Juste un petit tour », le nom du projet de Paul Pichot, 19 ans, habitant de Buxerolles, peut prêter à sourire quand on sait qu’il porte sur un tour de l’Europe à vélo de 17000 km à travers 30 pays.
Ce nom vient d’une phrase dite à son père il y a un peu plus d’un ans quand, interdit d’aller à une fête à La Rochelle, il a enfourché sa bicyclette pour rejoindre ses amis. « Je lui ai dit que je partais faire juste pour un petit tour, se rappelle Paul. Je n’avais pris ni eau, ni de quoi manger. Sur le chemin, les gens m’ont donné de quoi me sustenter. Ça a été un vrai déclic, je me suis dit qu’il était possible d’aller encore plus loin. » Depuis, ce jeune bachelier n’a cessé de travailler sur son projet. Là encore, soucieux d’être totalement autonome et responsable, il n’a pas demandé l’avis de ses parents. « Ils en ont eu connaissance quand il était bien ficelé. »
Plus qu’un défi sportif, il envisage ce tour de l’Europe surtout comme un voyage initiatique. « L’objectif est de partir à la rencontre des autres, découvrir différentes cultures. » Chaque journée sera rythmée par une centaine de kilomètres. Pour manger, il aura 10 € en poche et espère la nuit être accueilli chez l’habitant. « J’aurai toutefois une tente dans ma petite remorque. »
Il part seul mais il compte bien partager son aventure avec les autres par le biais d’internet. Et ils seront nombreux à le suivre tout au long de ce voyage : les élèves de l’école du Planty mais aussi l’association l’Enfant@l’hôpital.
Pour financer son périple, il a puisé pour une bonne partie dans ses économies et il a fait appel aux financements participatifs (il a recueilli 2000€). Plusieurs partenaires le soutiennent également, notamment Les Mutuelles du Poitou.
C’est d’ailleurs depuis le siège de cette dernière que sera donné le départ le 7 novembre pour 8 mois avec comme première destination l’Irlande.

Plus d’infos : http://www.justeunpetittour.eu

Bathiste Tchouaffé, champion d’Europe

D’aussi loin qu’il se rappelle, Bathiste Tchouaffé a toujours joué au basket. Une seconde nature qui a 16 ans l’a mené au plus haut sommet européen. Ce jeune Buxerollois a décroché en septembre dernier avec l’équipe de France U16, dont il était le capitaine, la médaille d’or du championnat d’Europe en Lettonie. Un exploit réalisé 10 ans après la génération des Nicolas Batum et Antoine Diot.
C’est son père qui lui a donné le virus du basket. « Tout petit, je l’accompagnais à ses entraînements. » A l’âge de 6 ans, il s’est inscrit à l’ASPTT. Il a fait aussi un passage au Pouzioux Vouneuil Basket Club et au CEP pour ensuite intégrer le PB 86 où son équipe a été classée parmi les meilleurs de France.
Remarqué et sélectionné parmi les 20 meilleurs joueurs de l’hexagone de moins de 16 ans, Bathiste a intégré, il y a deux ans le Centre Fédéral de Basket à l’INSEP (Institut National du Sport) où il croise tous les plus grands athlètes Français. « C’est impressionnant et très motivant ».
Avec ses 1m96, Bathiste occupe les postes d’arrière et d’ailier comme son mentor Nicolas Batum. « C’est devenu un ami, il me conseille, c’est un peu un grand frère. » Comme lui, il a des origines camerounaises et françaises.
Si aujourd’hui la porte du professionnalisme s’entrouvre, ce jeune prodige du basket garde toutefois la tête sur les épaules et mène de front un bac pro commerce (il est en première). « Je fais aussi tout pour réussir au niveau scolaire, on est jamais à l’abri d’un échec ou d’une blessure ». Mais, il ne veut pas y penser. Compétiteur dans l’âme, il enchaîne ses deux entraînements journaliers pour être au top pour les prochaines grosses échéances, l’Euroligue junior et le championnat d’Europe des moins de 18 ans.

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