Lettre Schéma de Cohérence territoriale de l’Angoumois

Lettre Scot Angoumois

(extrait du document de 12 pages)

Un développement équilibré de l’Angoumois

Pour tendre à un meilleur équilibre entre espaces naturels et extension urbaine, le SCoT affiche une volonté forte d’optimisation des espaces urbains. Objectif : répondre aux besoins de nouveaux logements et de nouvelles infrastructures tout en préservant et en renforçant le patrimoine environnemental de l’Angoumois.

La Charente reste un territoire riche en surfaces agricoles (68 %), en surfaces forestières (20 %) et en zone environnementales remarquables. Cette diversité constitue un des atouts forts du territoire de l’Angoumois. Cependant, elle est aujourd’hui menacée par le développement non maîtrisé de l’urbanisation. Au rythme de la consommation actuelle, l’élargissement de l’espace urbanisé serait en 2013 de + 25 %.
Cette prospection est d’autant plus inquiétante que l’étalement urbain a aujourd’hui de vrais impacts sur le territoire : grignotages des territoires ruraux et agricoles, banalisation des paysages, hausse constante du trafic automobile…
Maîtriser le foncier : réduire de 50 % la consommation des espaces naturels et agricoles
Véritable enjeu de développement durable des territoires, la maîtrise du foncier constitue un socle fort du SCoT. Cela se traduit, comme le préconise le Grenelle de l’Environnement, par une volonté politique affirmée de réduction de 50 % de la consommation des espaces naturels et agricoles et ce dans une double logique : préserver ces espaces naturels, qui sont et seront des éléments essentiels d’attractivité du territoire tout en satisfaisant les besoins actuels et futurs en matière d’habitat, d’activités économiques, d’infrastructures, d’activités culturelles et sportives…
Repenser l’aménagement
Cet enjeu est d’autant plus grand que la bonne santé démographique affichée par le territoire de l’Angoumois souligne la nécessité d’offrir, d’ici 2030, 15 000 nouveaux logements. Cette double problématique impose aujourd’hui d’organiser le territoire autrement en repensant l’aménagement et l’urbanisme.
Comment ? Par une optimisation des espaces urbains – densification du tissu urbain et recomposition de la ville sur elle-même (renouvellement urbain, dents creuses, logements vacants…) – et par la mise en œuvre de forme urbaines nouvelles et de modes d’occupation du territoire qui favorisent la vie sociale et offrent un meilleur accès aux transports collectifs.
Autre ambition clairement énoncée : L’équilibre social. Le développement du parc de logements à vocation sociale constitue également une ambition forte du SCoT compte tenu de la demande existante (60 % de la population de l’Angoumois répond aux critères d’éligibilité à l’obtention d’un logement social) et de part l’offre actuellement de logements sociaux qui représente seulement 16,6 % du parc global.

Les mesures du SCoT pour un modèle de développement économe en espace et solidaire

* La préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers
– Environ 24 795 hectares et 28 883 hectares respectivement à vocation naturelle, agricole ou forestières seront préservés dans leurs fonctions actuelles.
– L’urbanisation pour la production des 10.000 logements devra correspondre à une enveloppe globale et maximale d’environ 300 hectares, et ce, en requalifiant des logements vacants, en intensifiant les espaces déjà urbanisés ou en procédant à des extensions des zones principales déjà urbanisées.
– La création de nouvelles surfaces d’activités sera limitée à 152 hectares maximum, à aménager sur un nombre limité de sites, bien desservis par les infrastructures routières et les transports en commun.
– Une enveloppe de 48 hectares est dévolue aux grandes infrastructures (dont RN141), aux équipements structurants (équipements publics et privés, services-commerces et espaces verts de proximité, y compris grands parcs urbains aménagés et zones de loisirs) et aux espaces fonciers à vocation mixte.
– Les documents d’urbanisme devront veiller à préserver les capacités productives des espaces agricoles et forestiers des nouvelles constructions isolées à vocation résidentielle.
– Les développements urbains à vocation résidentielle devront se faire en continuité du bâti existant.
– Les extensions urbaines devront être réalisées en prenant en compte le principe général de bonne insertion paysagère des constructions nouvelles. La gestion des franges, à la limite d’espaces agricoles ou naturels, devra faire l’objet d’une attention particulière.
*L’équilibre social de l’habitat
– Le SCoT établit un seuil minimal de 20% de logements à vocation sociale à atteindre, calculé sur l’ensemble du parc de logements du territoire du SCoT.

Une bonne dynamique
L’Angoumois constitue un territoire attractif et s’inscrit sur le long terme dans une bonne dynamique. Quelques chiffres pour s’en rendre compte : En 40 ans, les communes du territoire du SCoT de l’Angoumois ont vu leur population croître de 23,9 %, passant de 112 264 habitants à environ 139 078. Cette croissance démographique continue est près de quatre fois supérieure à celle de la Charente. Aujourd’hui les perspectives pour le territoire sont tout aussi encourageantes. D’ici 2030, la projection construite à partir des données « Omphale » de l’INSEE estimerait la population à 153 000 habitants.
Il faut cependant noter qu’au fil de la période 2007-2040 le territoire connaîtra un ralentissement de sa croissance, mais le solde migratoire avantageux constaté (+2,10 %) et attendu dans les années à venir confortera cette bonne santé démographique du territoire.

Agir avant qu’il ne soit trop tard
De 2002 à 2007, la consommation de l’espace a été de 480 hectares pour une zone urbanisée de 8 100 hectares, soit une extension de près de 6,3 % en 5 ans. Ce qui représente quelques 96 ha consommés chaque année, c’est-à-dire 1 450 m2 consommés pour chaque nouveau habitant. A titre de comparaison ce chiffre pour le territoire du SCoT de Niort n’est que de 650 m2. La conquête des terres agricoles et naturelles s’est opérée de diverses façons : par des extensions pavillonnaires au coup par coup le long des axes autant en extension de l’urbanisation existante que de façon discontinue, sous formes de petits lotissements en lanière ou encore en surépaisseur des hameaux existants ou en fonds de parcelles.
Au rythme de la consommation actuelle, les perspectives à l’horizon 2030 ne sont pas plus optimistes. La tendance serait, sans modification des pratiques d’urbanisme, d’une consommation annuelle de 91 hectares, soit 2 100 hectares à l’horizon 2030.
Et les impactes d’un tel contexte nuiraient autant à la qualité paysagère qu’au fonctionnement du territoire :
– Difficulté dans l’organisation et le financement des services indispensables, comme par exemple les transports collectifs
– Conflits d’usages entre habitat et activités agricoles
– Perte de ressources naturelles agricoles
– Dilution des entrées de ville
– Rupture des grandes continuités paysagères et écologiques
– Augmentation des émissions de gaz à effet de serre liées aux transports
– Imperméabilisation des sols rendant vulnérables les territoires face aux changements climatiques.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :